« Avant la reconstitution de 1876, la vigne semblait donner sans beaucoup de soins, d’elle-même, un vin réputé, mais suivant les années ce vin était sec, pétillant ou doux. On ne cherchait pas à cette époque à faire un type de vin bien déterminé. » Jean Boivin, « Des facteurs qui influent sur la production des vins de pourriture noble à Sauternes et en Anjou » Thèse viticole Ecole supérieure d’agriculture d’Angers 18 juin 1924 

Dans notre travail vers une hiérarchisation de nos anjous blancs, à l’ AG du 21/12/2017 nous avons posé la question des éventuelles évolutions du cahier des charges « 1er cru », par rapport au cahier des charges « de garde » voté en 2013, à la suite de notre travail, et des questions de l’INAO. Le compte rendu du 21/12/2017 indique :

  • Nous avons voté ce 21/12/2017 : Étudier la question des ½ sec et moelleux en Anjou blanc afin de construire l’argumentaire pour l’INAO (l’argumentaire historique sur cette question ayant déjà été réalisé par P. Baudouin)

Nous vous demandons donc de répondre à l’enquête que nous menons à ce sujet, dont les questions et les modalités suivent.

http://www.federationviticole-cloud.fr/Sophie/index.php/139287?lang=fr

CETTE QUESTION EST TRES IMPORTANTE :

  • Etant donné que la déclaration de récolte n’impose pas de préciser quel type de vin a été récolté, nous ne savons en réalité pas grand-chose de la place réelle en volume des demis-secs d’anjou blanc 100% chenin (entre 8 et 45 grammes)
  • Il n’y a pas que l’analyse quantitative. Faut-il inclure les demi-secs dans les crus, ou bien les laisser dans l’appellation régionale anjou blanc, dans un no-mans-land entre 8 et 45 grammes.
  • Si  nous acceptons la demande de l’inao d’exclure du cahier des charges de l’appellation les vins de chenin entre 8g et 45 g, tous les chenins demi-secs et moelleux (étiquetage) devront être en Vin de France !
  • La question se pose aussi peut-être pour des terroirs qualitatifs hors zone coteaux du layon mais produisant parfois des liquoreux > 45 g.
  • Les demi-secs soufrent parfois d’une réputation peu avantageuse de vins manquant de précision, de personnalité, mous. Mais si nous devons les intégrer dans la démarche de crus, ils devront répondre à ce cahier des charges précis (sans enrichissement).
  • Ce qui nous ramène à la nature profonde du rapport que le chenin entretien avec nos terroirs : cette capacité unique à une expression d’excellence variée en fonction des millésimes.
  • Récemment, une revue internationale a inclus dans « ses » dix meilleurs vins du monde un demi-sec de chenin de…Vouvray.
  • Rappelons que l’appellation Savennières, a gardé la possibilité de déclarer en appellation, sous réserve du respect de l’information au consommateur par l’application des règles d’étiquetage, ces différentes formes d’expression. Et c’est actuellement une des appellations qui bénéficie d’une des plus grandes notoriétés de nos chenins, auprès des consommateurs avertis.

 

Cette question touche donc à la véritable identité des vins de chenin sur nos terroirs angevins.

Merci donc de répondre à cette enquête, avant le 20 mai, qui permettra de mieux connaître la situation, de mieux construire  le dossier des crus en anjou blanc.

Nous allons programmer une AG en juillet pour finaliser le dossier.

Patrick Baudouin, président AOC anjou blanc