Les vendanges commencent. Nous avons avancé sur le dossier des crus cette année, après la dégustation conférence de presse de septembre 2017 à Paris, même si cela n’a pas été spectaculaire.

L’INAO nous a donné le feu vert en mai 2017 pour proposer des crus d’anjous blancs basés sur un cahier des charges plus exigeant que le socle de l’appellation, et des collectifs de vignerons l’adoptant sur des périmètres de terroirs identifiés, des lieux-dits.

L’Inao nous a demandé ensuite de modifier sur deux points le socle de l’appellation anjou blanc : 1) chenin 100% 2)plus de sucres résiduels > 8g.

Cette année, nous avons interrogé les vignerons : sur le premier point, la réponse majoritaire a été : oui, chenin 100%. Sur le deuxième point, nous avons adressé une enquête en mai 2018 à tous les producteurs d’anjou blanc : la réponse qui l’emporte est : gardons la possibilité de l’expression multiple du chenin en Anjou en appellation, qui fait partie de son rapport essentiel au terroir, mais réservons là au socle.

Trois groupes de vignerons se sont pour l’instant déclarés intéressés et candidats à la création de crus : les vignerons de chaume et quarts de chaume, un groupe de vignerons de Martigné Briant (réunion février 2018) , un groupe de vignerons autour de Cléré (juin 2018).

Les questions qui restent à résoudre sont :

  • Pour chaume quarts de chaume, un nom est proposé, qui a posé un problème de droit des marques, mais une solution est possible, qui reste à approuver par les vignerons. Ceux-ci sont déjà dans une aire identifiée, ont voté la démarche collectivement, et pourraient éventuellement servir de « locomotive » à la création des crus d’anjou blanc.
  • Pour l’ensemble : nous devons partir d’un cahier des charges commun à tous les crus d’anjou (blanc), qui doit être voté par une AG pour être soumis à l’inao. Depuis le vote indicatif d’un cahier des charges appelé alors « de garde », en 2013, un certain nombre de points ont évolué, par exemple la demande de chaume quarts de chaume a une incidence sur le contenu de 2013. D’autres points doivent être discutés, dont l’introduction dans ce cahier des charges de mesures agroenvironnementales, correspondant aux propositions inao/ifv et à la demande par l’inao d’exigences supérieures pour un cru.
  • Un autre point demande à être abordé avec la section coteaux du layon, qui était présente à la réunion de mai 2016 : en cas de création de crus d’anjou blanc avec un nom de lieu-dit, si celui-ci recoupe –et ce sera le cas- des lieux-dits susceptibles d’être revendiqués en crus par les coteaux du layon, une démarche conjointe doit-elle être envisagée ?

Nous allons dès maintenant consulter les parties prenantes : sections, inao…et nous ferons le point après les vendanges. Nous envisageons, avec la Fédération, de dédier une personne à l’établissement du dossier, qui est un travail important.

Mais IMPORTANT : nous renouvelons la demande d’engagements parcellaires, lancée depuis 2013, qui est un élément important du dossier à monter auprès de l’inao. Il est INDISPENSABLE, en particulier pour ceux qui veulent s’engager dans la démarche « crus », d’indiquer également les parcelles concernées dans leur déclaration de récolte.

Enfin, notre dossier sera d’autant plus recevable que d’autres lieux-dits se joindront à la démarche, ce qui est tout à fait possible quand on regarde la liste et la carte établies à partir des engagements depuis 2013. Alors, à bon entendeurs, salut !

télécharger engagement surface Anjou blanc 2018

PJ : engagements parcellaires « crus » 2018

Et bonnes vendanges !

Patrick Baudouin 2 septembre 2018